Musée de plein air des Maisons comtoises

Crédits photographiques Musée des maisons comtoises.

Présentation générale
Le musée de plein air des maisons comtoises regroupe plus de trente édicules et maisons traditionnelles de paysans et d’artisans. Elles ont été regroupées dans un parc par l’abbé Jean Garneret, curé, conservateur, ethnologue et dessinateur, qui souhaitait ainsi réaliser un « musée-parc »  valorisant l’architecture rurale locale. Le site ouvre en 1988 avec cinq maisons.

Principales interventions d’accessibilité :

  1. rendre accessible le plus possible les centres d’intérêts du site (malgré le relief contraint)
  2. améliorer les espaces et les conditions d’accueil (toilettes accessibles, espaces de repos,…)
  3. proposer des outils de médiation et de substitution ouvert à tous (supports, visites, ateliers,…)

Situation géographique :

  • Nancray, Doubs, France

Description des installations :

Ensemble de bâtiments, comprenant environ trente maisons de paysans et d’artisans représentatives de l’architecture traditionnelle comtoise datant du 17e au 19e siècle. Toutes ces maisons ont été démontées et reconstruites dans le parc de quinze hectares. Le site comprend en plus des bâtiments, des jardins, des espaces de cultures, de pâtures et des animaux.

Pour aller plus loin :

Enjeux du site

Valeur patrimoniale et attractivité

  • maisons traditionnelles datant du 17e au 19e siècle
  • Prix « Patrimoines pour tous » 2013
  • environ 45 000 visiteurs par an

Problèmes d’accessibilité avant travaux

  • la topographie d’un site vallonné et l ‘accès aux différentes maisons
  • l’accès à l’intérieur des maisons étant donnée les caractéristiques des architectures représentées (largeurs de portes insuffisantes, emmarchement,…). L’objet du musée étant de valoriser les modes d’habiter et la manière dont ils se traduisent dans les formes architecturales locales, aucune intervention sur ces éléments n’était possible.

Stratégies d’intervention

Le personnel du musée a travaillé en concertation avec des personnes en situation de handicap et des personnels encadrant. Ils ont recueilli leurs attentes, et leurs propositions et le musée a, dans la mesure du possible, mis en place rapidement un certain nombre d’amélioration ne nécessitant pas de travaux lourds (bancs, points d’eau,…). Concernant les supports de médiation un important travail d’échange a également été organisé avec les personnes en situation de handicap.

Projet

1. Aménagements extérieurs

Le site vallonné qui accueille ce musée en plein air comprend une contrainte topographique importante. Le travail sur le parcours a donc été essentiel dans la mise en accessibilité du site. Pour cela, il a fallu mettre en place plusieurs interventions pour les publics en situation de handicap moteur mais également pour les publics malvoyants. Aujourd’hui, le musée compte 11 maisons sur 13 accessibles à tous les publics.

Tout d’abord, les cheminements ont été retravaillés et plus particulièrement le traitement du sol :

  • des dalles en caoutchouc alvéolées ont été installées sur des portions peu praticables
  • des cheminements en béton ont également été réalisés pour faciliter la circulation d’un fauteuil.
  • un plan de circulation avec les indications des difficultés (pentes, revêtements de sol,…) pour les personnes en fauteuil est disponible

Ensuite, les lieux d’exposition et d’accueil ont été rendus accessibles :

  • trois salles d’exposition temporaires
  • certaines maisons ont été rendues accessibles grâce à l’installation de plans inclinés
  • les lieux d’accueil des groupes sont également accessibles

Enfin, le musée propose également une offre de services :

  • des fauteuils roulants en prêt
  • des boucles magnétiques
  • des toilettes accessibles
  • des espaces de repos

2. Outils de médiation et de substitution

La visite virtuelle

Le musée propose un outil de substitution à travers une visite virtuelle de différentes maisons (11 actuellement). Le musée a fait réaliser des panoramas à 360° permettant de voir à la fois le bâtiment et les objets et mobiliers qu’il abrite. La visite se fait ensuite par le biais d’une tablette tactile disponible en prêt.

Application pour les visites virtuelles sur tablette tactileApplication pour les visites virtuelles sur tablette tactile

Application pour les visites virtuelles sur tablette tactile – Crédits photographiques Musée des maisons comtoises.

Dispositifs tactiles et visuels :

  • Des panneaux inclinés tactiles jalonnent le parcours et fournissent des explications sur les différents types d’architectures présents sur le site,
  • Une fiche de salle est présente dans chaque maison, ces fiches ont été conçues de manière à être lisibles pour les mal voyants,
  • Des cartels écrits en gros caractères avec un fort contraste (caractères noirs sur fond blanc),
  • Deux guides de visite en braille sont disponibles à l’accueil ainsi qu’un outil pédagogique en braille « à la recherche du temps passé »,
  • Une maquette tactile d’une des maisons présente sur le site.

Fiches des salles écrits en gros caractèresTable de matériaux

Fiches des salles et Table de matériaux – Crédits photographiques Musée des maisons comtoises.

Dispositifs sonores :

  • Des dispositifs sonores à déclenchement automatique ont été mis en place pour accompagner les visiteurs en créant une ambiance sonore visant à bien comprendre le lieu et les espaces clés,
  • Des bandes sons accessibles en salle par boutons pressoirs et boucles magnétiques, ou baladeurs mp3.

Dispositifs vidéo:

  • un film présentant l’habitat traditionnel comtois avec sous-titrage simple,
  • trois films diffusés dans le bâtiment d’accueil permettant de comprendre le travail de reconstruction des maisons ainsi que les enjeux architecturaux et patrimoniaux des différentes maisons.

Acteurs et processus de projet

Acteurs

  • Maître d’ouvrage : musée des maisons comtoises

Processus de projet

Le projet de mise en accessibilité s’intègre à une réflexion plus globale sur les  enjeux du développement durable dans le cadre du nouveau Projet Scientifique et Culturel du musée lancé en 2007. Cette réflexion engagée a fédéré l’équipe du musée autour d’un projet et de valeur commune d’équité sociale inhérente au développement durable.

Le travail de mise en accessibilité du contenu culturel et scientifique du musée a demandé une forte implication des équipes du musée. Dans cet objectif, le personnel a été formé à l’accueil des différents publics.

Depuis 2010, une personne est en charge de la mission développement durable du musée et veille à la mise en application des objectifs fixés notamment en terme d’accessibilité. Création d’un groupe de travail « groupe accessibilité » qui diffuse son travail à l’ensemble du personnel du musée ainsi qu’à chaque responsable de pole sollicité et consulté en amont des actions menées.

Photographies et plans